Club : LE GRIESSMÜHLE

Les infos : Tarif à l’entrée : 10 euros. Adresse: Sonnenallee 221, 10317 Berlin Métro: Sonnenallee. Situé à l’Est, juste en dessous des rails du S-bahn, le Griessmühle n’est pas un club à touriste. C’est un mix entre les mythiques  rave parties des années 1990 où on a simplement posé des enceintes dans une vieille usine, et entre le chill dont le Katerholzig était roi.

Les plus : Raver dans une usine encore taguée, avec quasiment aucune lumière, avec de la Acid House, c’est un peu comme faire un saut dans le passé, dans un glorieux passé. La salle du bas est dingue, vraiment dingue.

Les moins : Boîte qui peut paraître un peu sale au premier abord.

Ma soirée : Arrivé à une heure normale, j’entame ma soirée en dansant (ou plutôt en me faisant poutrer la tête) dans la grande salle, par des DJ inconnus habillés en joggings pas lavés, qui sont des plus violents avec mes tympans (un bonheur). Bon, puisque mon taux d’alcoolémie n’était pas assez élevé, et que je n’avais pas envie de transpirer, je suis allé me servir quelques shooters dehors. Après du chill dans une cabane comme Alice au pays de la techno, je me suis décidé à aller voir ce qu’il se passait en bas. Et là, c’est le choc, la révélation, la redécouverte, la madeleine de Proust. Bref, un set d’Acid house couplé à de la funk psychédélique joué par un DJ froid (crâne de monsieur propre) mais pourtant si chaleureux dans son tracklisting… J’ai dansé jusqu’au petit matin, il faisait grand soleil quand je suis sorti de ce moment de raving, m’accordant une petite sieste dans une cabane, puis rentrant, le coeur conquis par un club qui ne paie pas de mine.

CLUB : CLUB DER VISIONAERE

Les infos : Tarif à l’entrée : 5 euros. Adresse: Am Flutgraben 1, 12435 Berlin Métro:Treptower Park. Situé sur les bords du canal der visionaere et non loin du chalet… le mythique club der visionaere vous attend pour des afters après 2h.

Les plus : Le spot est vraiment trop cool, c’est un bonheur de venir s’asseoir ici, boire tranquillement une bière, avec des  de la bonne musique mais pas trop forte… Bref, un lieu d’after parfait, surtout si vous sortez du chalet.

Les moins : Il y a du monde, beaucoup de monde… Le club est un peu victime de son succès…

Ma soirée : J’arrive, 5h du matin, sobre, clean comme un parquet venant d’être javelisé, les videurs me demandent ma carte, je la sors, j’entre, par la petite porte… Et là… c’est l’entrée dans un nouveau monde. Un monde de détente, où on goûte au doux parfum de la vie, berlinoise, où on peut voir le soleil se lever… Ce lieu, c’est le lieu des observateurs, des visionaere comme ils les appellent.  Oui le « CdV » est un lieu à part entière, où on peut se laisser aller au non courant du canal, pour laisser le temps s’arrêter le temps d’un after, juste pour profiter tranquillement de la vie, ou pour terminer tranquillement sa soirée/matinée. Les gens sont de bonnes humeurs, ont de la conversation, n’hésitent pas à vous aborder pour diverses bonnes ou mauvaises raisons, et ce, avec le sourire, le rire, car ce club, vous fait définitivement mûrir. Club der Visionaere, tu as transformé ma vision du monde, je crois que tu m’as ouvert les yeux  avant de séduire mon coeur.

CLUB : BERGHAIN

Les infos : Tarif à l’entrée : 14 euros (pour tous les weekend, et ce tampon vaut tout l’or du monde). Adresse: Am Wriezener Bahnhof, 10243 Berlin Métro: Ostbahnof ou Warschauer str.

Les plus : Berghain : Dieu a créé le Berghain, pour que les hommes puissent goûter à un bout de Paradis. Panorama Bar : House music will never die.

Les moins : Satan existe aussi, mais quel plaisir de l’avoir rencontré.

Ma soirée : Ce qui se passe au Berghain doit rester au Berghain. Sachez juste qu’on en sort pas indemne tant physiquement que mentalement.

CLUB : RITTER BUTZKE

Les infos : Ritterstraße 26, 10969 Berlin, 8 à 15€ l’entrée. U-Bahn « Moritzplatz ». Situé en plein coeur de Kreuzberg, ce club est moins fréquenté par les touristes que le watergate ou autre Trésor, mais est un club de grande rénommée parmi les  berlinois surtout depuis la fermeture du katerholzig.

Les plus : Les 3 salles, permettant 3 ambiances différentes, surtout qu’une d’entre elle laisse le jour entrer, vitre cassée, comme si nous étions dans un ancien squat, tandis que l’autre se veut plus « underground chic » en étant très sombre mais à la déco très café classe. À cela on peut ajouter le soundsystem de très bonne qualité, le prix… berlinois des boissons ainsi que la terrasse très street mais surtout très chill ! Notez bien que vous pouvez acheter à boire,  et des cigarettes dans ce club.

Les moins : La salle sombre, bien que plutôt grande reste bondée du fait de la renommée des DJ s’y produisant.

Ma soirée : Arrivé vers 2h30 du matin (fuseau horaire de Berlin), j’entre dans un club dont l’entrée paraît limite classe, mais dont les basses résonnent dans le quartier. Une fois entrée, c’est l’euphorie. Les DJ de la soirée sont entre autres… Gui Boratto, Elefkantz, Niconé… Bref du beau monde pour rejouer ce fameux « Deutschland vs Brazil » qui fait est le thème de cette soirée. Sur le terrain des DJ, les brésiliens font une prestation d’exception avec des sets très house avec un arrière goût tropical, une salle comble, et un public des plus réceptifs: les gens dansent, et aiment la musique ici. Côté allemand, on respire plus, dans une salle pourtant plus intimiste, mais dont le set se veut plus froid, plus sombre, plus tech-house de machiniste voulant faire danser son public, même quand le jour pointe le bout de son nez. Je suis parti tôt du club (6h du matin) pour des raisons professionnelles, mais j’aurais aimé en faire la fermeture.

CLUB : LICHTPARK

Les infos : Tarif à l’entrée : gratuit à 10 euros. Adresse: Michaelkirchstr. 22/23. 10179, Berlin. Métro: Janowitzbrücke. Situé du côté de Kreuzberg de la spree, entre Janowitzbrücke et Ostbahnof, le lichtpark est un peu un pendant open air de la légende techno Berlinoise… le tresor club situé à 400m.

Les plus : On aime la plage sur le bord de spree dans le club, où il y a un feu. L’ambiance décalée et psychédélique du fait des lumières de couleur. Le décor très Alice au pays des drogués.

Les moins : Chewing-gum  + bouteille d’eau à 21h pour une partie des personnes présentes… Hum…

Ma soirée : Etant un peu fatigué du fait de mon stage… j’ai voulu me détendre un peu, en allant danser en semaine dans un spot dont j’avais entendu parlé un peu par hasard en cherchant des open airs… Après un coucher de soleil sur la Spree au Katermarkt, j’arrive au Lichtpark vers 21h. Là, c’est l’entrée dans un univers très berlinois, où le chill se mélange à une musique qui est là pour nous faire danser. Feu sur la plage, des personnages un peu trop hyperactifs sur le dancefloor, passage de minimale à l’ancienne et de house très Chicago… Bref, c’est d’abord la surprise qui prime dans toute la soirée, une surprise qui se transforma en une volonté de danser et de profiter de se cadre extraordinaire. Le set du dernier DJ tout aussi inconnu que cette ambiance, était dansant, si on se laissait prendre au jeu, pour se vider l’esprit, et bouger son corps. Sans beaucoup boire, et à moindre coût, j’ai passé un bon moment, un moment surprenant et étonnant, un moment très… berlinois. J’aime cette ville.

CLUB : KATERBLAU

Les infos : Tarif à l’entrée : 10 euros. Adresse: Holzmarktstr. 25 | 10243 BerlinMétro: Janowitzbrücke. Situé du côté de Friedrichshain de la spree, entre Janowitzbrücke et Ostbahnof, le Katerblau (ou le « Kater » pour les intimes) a ouvert en mai 2014 non loin de l’emplacement de l’ancien Bar25. Un conseil : n’oubliez pas votre carte d’identité, il faut avoir plus de 21ans pour entrer dans ce club.

Les plus : L’ambiance complètement psychée, le feu en terrasse, le bois du club, le bâteau, la Spree, les canapés, la musique hyper dancy, la déco, les glaces en terrasse, les bruits chelou dans les toilettes, les barques, les lumières des toilettes, jouer avec des pistolets à eau… bref ce club est un délire.

Les moins : La chaleur dans la salle en bois et un petit passage au toilette où on m’a posé la charmante question: Hast du Kets? (=as-tu de la Ket? #saledélire)

Ma soirée : On aurait tous aimer être Peter Pan. Pouvoir voler, battre les méchants pirates, et surtout rester un enfant éternellement. Le Katerblau, c’est entrer dans le monde de Peter Pan le temps d’une nuit. Choisir son camp, pour aller planer sur la musique des DJ Katermukke sur un dancefloor vraiment enflammé à partir de 5h du matin, ou être un pirate sur la spree, chillant sur le bateau amarré à la terrasse la plus chill du monde… Bref, le Katerblau, c’est un délire psychédélique, sur une deep house dure, à la frontière de la techno à l’intérieur, et un camp de hippie en terrasse, où on y passe des sons relaxant. Il faut juste pouvoir entrer dans ce monde de fous heureux suivant la tradition du label Katermukke (qui gère le club), un délire de fous voulant s’amuser et sachant comment le faire. Katerblau, mon amour.

CLUB : LE TRESOR

Les infos : Tarif à l’entrée : 10-15 euros. Adresse: Köpenicker Straße 70, 10179 Berlin Berlin Métro: Janowitzbrucke. Le Tresor est le premier club officiel de techno (historiquement), avec horaires d’ouvertures fixes et publiques.  Il est décomposé en 2 salles gigantesques: le Trésor (en bas, très techno), et le Globus (en haut, plus deephouse).

Les plus : La queue va assez vite, il y a de la place pour danser, et les line up sont souvent de très très grandes qualités. La salle du bas est juste géniale pour les amoureux de la techno, elle vous transporte et vous violente à la fois.

Les moins : Les videurs ne sont pas des flèches, et le public ne connaît malheureusement pas le genre. (touristes…).

Ma soirée : Arrivée tôt un samedi soir, j’étais des plus joyeuses quand je suis entrée dans ce mythe du clubbing berlinois. Fan de techno, je me laisse directement tenter par la salle du Trésor, c’est à dire « la salle du bas » comme les touristes l’appellent. Contrairement à ce que tout le monde pense, cette salle n’a rien de « sale » même si les stroboscopes vous violentent, et si la musique vous explosent les tympans, c’est une histoire de décoration plus que de personnes. Cette salle est dingue de ce fait, j’y danse comme un petit fou, jusqu’à ce que mes amis décident d’aller voir en haut, au Globus. Là, il en va de même, Ron Trent aux platines, un set de qualité, dans une salle très grande, où on respire sans problèmes. Le Trésor, semble malheureusement avoir perdu son âme à cause de son public qui le délaisse, alors que ce club a des line ups incroyables, avec un cadre magique. Quel dommage…

CLUB : WATERGATE

Les infos : Tarif à l’entrée : 10 euros. Adresse: Falckensteinstraße 49. Métro: Warschauer str. Situé au niveau du pont de  Warschauer sur les bords de la spree, le Watergate est une institution dans la nuit berlinoise. Une institution qui est un club, ayant 2 salles, mais une institution qui est aussi un label de musique.

Les plus : Le soundsystem le plus dingue que vous ayez jamais entendu. Une bonne ambiance, un personnel souriant et blagueur. Les line up musicales. Une terrasse sur la spree d’où on peut savourer un lever de soleil.

Les moins : Un club plutôt très touristique, où l’ambiance n’est pas très Berlinoise. La longue queue qui vous attend à l’entrée.

Ma soirée : Sortir du boulot un jeudi soir, et avoir une soudaine envie de clubber toute la nuit. Un texto, deux amies, c’est parti pour toute la nuit avec Acid Pauli. Bref, j’arrive au Watergate, sobre, et là, le son entre en moi. Car ça n’est pas un soundsystem comme les autres, ni un DJ comme les autres qui est là. Oui ce soir, c’est une date pour amoureux, un thursdate qui vous fait voyager depuis votre bord de Spree, et vous envoie sur Mars, voire à l’autre bout de la voie lactée. J’ai dansé pendant 5h d’affilé, tant la musique était incroyable, et ce, complètement sobre et clean. Cette soirée était musicalement dingue, physiquement éprouvante, mais ce n’était juste pas une soirée comme les autres. Au Watergate vous (re)découvrirez la musique électronique, la vraie, la bonne, celle qui vous fait bouger sans jamais vous faire penser à arrêter. Les jeux de lumières vous feront partir loin, très loin. J’ai malheureusement due partir à 5h du matin, car je travaillais à 9h, à mon plus grand regret. Sur ce, bon voyage.

CLUB : HOUSE OF WEEK END

Les infos : Situé au 18e étage du « Haus des Reisens » à Alexanderplatz, le weekend est une boîte de nuit qui commence tout doucement à se faire un nom à Berlin. Sur le rooftop on peut assister en été à des Sets en live. Juste en dessous, la salle insonrisée où la folle foule danse sur de la deep House/tech House. Comme toutes les boîtes de nuit à Berlin, le prix d’entrée est entre 10 et 15 €, tout dépend de la programmation du soir. Le prix des boissons reste abordable,quoiqu’un peu cher pour ce qu’on a l’habitude de voir à Berlin : Long Drinks à 7-8 €, bière à 4 €. Attention à ne pas trop chercher le videur. Attention à ne pas laisser traîner son verre.

Les plus : On aime beaucoup la vue depuis le rooftop, franchement incroyable (mais fermé en hiver). On aime beaucoup la musique et surtout la qualité du sound-system. On aime beaucoup les toilettes – très propres pour Berlin.

Les moins : On aime moins le prix des consos. On aime moins la fréquentation un peu douteuse le weekend (pour éviter ce problème : sortir le dimanche soir).

Ma soirée : Dimanche soir, l’Allemagne vient de gagner la coupe du monde, les rues sont noires de monde. L’euphorie nous porte vers le Alexanderplatz où la foule s’est rassemblée. Il faut fêter ça, il faut oublier demain, il faut oublier qu’en dehors d’ici, il existe une vie normale. Je me retrouve dans un grand ascenseur, des miroirs partout, une impression d’infini. Le videur qui nous a laissé rentrer en bas nous accompagne jusqu’en haut. La porte de l’ascenseur s’ouvre sur un environnement décadent : fauteuils rouges, un couloir qui mène vers la grande salle où retentissent déjà les basses du début du tube de l’été berlinois (Materium – Alex Niggemann). Je cours, il faut que je danse. 4 heures du matin, rooftop, bière de récupération. Il fait chaud à Berlin et la petit brise me caresse les joues à 100 mètres au-dessus du sol de Berlin. La vue est incroyable, en face de nous trône le Fernseherturm. Les rues se sont à peine vidées depuis avant. Je vais encore danser un peu mais la fatigue me rattrape, fin d’une excellente soirée, surprenante dans toute sa spontanéité.

CLUB : MONBIJOU THEATER

Les infos : Situé au centre de Berlin, entre le parc Monbijou et la Spree, le Monbijou-Theater est un lieu authentique, un peu rustique, et très allemand. Très allemande : l’ambiance « Biergarten » (Jardin-à-bière) à l’extérieur. La musique : tout dépend du soir, souvent à thèmes. Chacha, Tango, valse, on peut danser sur l’énorme piste de danse en bois en face de l’eau et trouver un partenaire de danse sans problème : les berlinois sont décomplexés et vous proposeront forcément de danser s’ils vous voient assis(e) près de la piste de danse. Le principe de la terrase : self-service, il faut aller se chercher un verre au bar si l’on a envie de boire.  Le lieu : ludique, le songe d’une nuit d’été, au bord de l’eau, des guirlandes multicolores, des éclats de rire dans l’air, des enfants et des adultes qui dansent.

Les plus : On aime le côté rétro et la grande piste de danse. On aime l’ambiance chaleureuse et les prix (3,50 € pour un verre de vin), chaleureux eux aussi. On aime le fait que ce ne soit pas un endroit trop fréquenté par les touristes bruyants et avides de photos.

Les moins : On n’aime pas trop … Non, rien à dire de ce côté-là en fait. Une ambiance particulière qui peut, éventuellement, ne pas plaire à tout le monde, mais ça m’étonnerait.

Ma soirée : On est passée par hasard avec ma coloc. Il faisait beau et chaud, le soleil était en train de se coucher, bref, un soir d’été comme on les aime. En nous promenant le long de la Spree, nous avons été attirées par la lumière des guirlandes multicolores accrochées au-dessus de la tête des danseurs qui se déhanchaient sur la piste – soirée Tango. Ravies et intriguées de découvrir un endroit un peu à part dans cette capitale de la Techno, on s’est assise juste en face de la piste de danse afin d’apprécier le beau spectacle qui s’offrait à nos yeux. Après une bouteille de vin, une danse et une discussion effrénée avec nos voisines de table, je peux affirmer avoir passé une bonne soirée !

CLUB : LE CHALET

Les infos : Le Chalet est un club situé près de Schlesisches Tor, grande artère de boîtes et de bars à Kreuzberg. Il est d’ailleurs voisin du Club der Visionäre (environ 20 mètres les séparent !) autre institution de la nuit berlinoise, cependant fermée l’hiver. Une des particularités du Chalet est qu’il ressemble de l’extérieur à une grande maison délabrée. Seule la file d’attente à la porte de l’établissement permet de deviner qu’il s’agit d’un club car presque aucun bruit ni lumière ne filtrent de l’intérieur.

En passant le pas de la porte, puis une petite pièce pour acheter les tickets, on arrive dans une cour intérieure que prolonge un jardin. Après avoir franchi ce qui ressemble à une porte d’entrée, on a vraiment le sentiment de se retrouver dans une maison ; d’abord en raison de la structure du lieu, sur deux étages et avec plusieurs pièces et ensuite parce que la décoration se veut celle d’un lieu privé : des cadres et des chandeliers sont suspendus aux murs. La cheminée est toujours là dans le salon faisant office de dancefloor principal. Les canapés sont en velours et disposés face à face, avec une table basse au milieu.

Les plus : Le concept de la maison est vraiment sympa, on retrouve un peu l’ambiance d’une soirée privée.  Les deux scènes au rez-de-chaussée et à l’étage sont généralement différentes en termes de musique, ce qui permet de varier les plaisirs au cours de la soirée.

Autre avantage : le Chalet est très souvent ouvert. Il n’est pas rare de pouvoir y danser un lundi soir.

Enfin, si on veut changer d’endroit lors de sa soirée, l’été le Club der Visionäre est à 20 mètres et la péniche Hoppetosse est à 5 minutes à pied.

Les moins : Il faut se renseigner à l’avance sur la programmation, diversifiée et inégale. Il est possible de se retrouver une fois dans une soirée disco-funk un peu pourrie et une fois de profiter de la musique des meilleurs DJ du moment.

Ma soirée : J’y suis allée plusieurs fois mais sans que mes soirées ne se ressemblent, d’abord en raison de la programmation diversifiée, mais aussi de la popularité du DJ, déterminant le nombre de personnes dans le club. J’ai presque toujours passé une très bonne soirée.

Mon conseil serait donc de vérifier que la programmation plaise avant d’entrer.

CLUB : ABOUT BLANK

Les infos : about blank est une boîte anciennement illégale de Berlin située dans le quartier de Friedrichshain à toute proximité de l’arrêt de métro « Ostkreuz ». De son passé illégal elle garde un décor tout sauf travaillé : rien ne semble avoir été fait pour rendre le lieu particulièrement accueillant au public. Au contraire, les locaux sont étrangement agencés pour un club : on y trouve plusieurs pièces parfois très longues et étroites, abritant deux grands dancefloors et de petites salles à l’utilité obscure meublées de canapés ou de chaises rafistolées. Le grand espace extérieur du club en est une de ses particularités majeures. Il s’agit d’une sorte de jardin se transformant petit à petit en forêt. On y trouve disposés ça et là des canapés à la mollesse dangereuse, un vieux camping-car dans le fond du jardin où s’entasse joyeusement une dizaine de personnes, un arrosoir, des planches de bois… L’ensemble est désorganisé mais joliment éclairé par un ou deux feux de camp. Un grand bar abrité permet de commander une boisson sans être comprimé par la foule.

Les plus : About blank a constitué une de mes plus belles expériences de clubbing à Berlin. J’y ai particulièrement apprécié la qualité de la musique et des personnes présentes. Tout le monde vient pour danser dans une ambiance décontractée et respectueuse. Les deux voire trois scènes différentes permettent d’alterner les styles en fonction de son humeur et de son énergie. En cas de petite fatigue, le jardin est idéal pour recharger les batteries en discutant quelques minutes près d’un feu de camp ou sur un canapé.

Les moins : Difficile à dire. Sans doute peut-on dire que le club est plus agréable en été lorsque la température permet de profiter idéalement du grand espace extérieur. On peut également critiquer l’attitude peu avenante du personnel mais elle n’a rien de spécifique à://about blank et est plutôt une constante des boîtes berlinoises.

Ma soirée : Ma première soirée à about blank était aussi une de mes premières soirées en club à Berlin. Comme je n’en connaissais encore pas très bien les codes, beaucoup d’éléments m’ont frappée et j’en garde donc un souvenir particulièrement net.

L’entrée dans le club elle-même est assez intéressante. Nous attendons plus d’une heure avant d’atteindre les 10 derniers mètres nous séparant des physios. Mon amie allemande me prévient « il ne faut surtout pas sourire, ni parler – encore moins anglais ». Le sérieux est de mise. Les deux groupes devant nous ne rentrent pas. Je crois qu’ils sont trop bien habillés. Cette ambiance de quasi-recueillement avant l’entrée dans le club ressemble à une préparation psychologique. Je suspecte les gérants de vouloir susciter un sentiment quasi religieux autour de l’établissement. Nous arrivons finalement au niveau des videurs qui se contentent de nous demander sèchement nos cartes d’identité, y jettent un rapide coup d’œil puis nous souhaitent une bonne soirée. La porte s’ouvre, nous passons un lourd rideau en velours et arrivons dans un sas où la musique commence à se faire entendre. Un homme et une femme nous demandent d’ouvrir nos sacs et, en voyant nos smartphones, lancent « photos et vidéos interdites ! ». Je me demande si les photos sont interdites parce que c’est trop beau ou parce que c’est trop sale ? Ce qu’il se passe ici doit-il rester secret ? Qu’importe, nous sommes happés par la boîte d’où provient une musique forte mais aérienne, enveloppés par la chaleur des centaines de personnes dansant en rythme. Les heures passent sans que je n’y prête attention. Je navigue entre les différentes scènes et le jardin. J’ai l’impression de redécouvrir le contact humain en boite. Il est maintenant 8 ou 9 heures du matin, le club n’est toujours pas fermé. Nous sommes dimanche matin et il restera en fait ouvert jusqu’à lundi matin. Nous partons faire une rapide sieste chez nous avant de nous retrouver vers 18h. Il nous suffit alors de montrer le tampon de la veille à moitié effacé sur nos poignées pour entrer de nouveau. Les 10 euros déboursés la veille nous permettent de profiter aujourd’hui de Motor City Drum Ensemble qui joue dans le jardin. Nous restons trois-quatre heures avant de rentrer, épuisés, dégueulasses mais heureux.

CLUB : ELSE

Les infos : Else, c’est le club en plein air à tester à Berlin l’été ! Situé à Treptower Park, on y accède facilement, à seulement quelques minutes de l’arrêt de S-Bahn. Sous un soleil de plomb , on assiste à des soirées de label comme Kompakt ou Hotflush qui s’étirent parfois sur plus de 24 heures, pour un prix imbattable, autour de 8 euros. L’ambiance est folle, décontractée et joyeuse, les bières sont bonnes (et pas chères, sans compter qu’on peut payer en ramassant les bières vides dans le jardin – très luxe), l’architecture et la décoration du lieu rendent le lieu assez unique en son genre.

Les plus : Le prix / Les line-ups / Le soleil qui se lève pendant que tu danses devant Michael Mayer

Les moins : Else n’est ouvert que l’été. En même temps, on s’y imagine assez mal au milieu de l’hiver…