CLUB : LE PACHA

Les infos : Situé au nord de Palermo, quartier huppé de Buenos Aires, le Pacha est une boîte composée de trois espaces distincts. Le premier est le dancefloor en lui même, il s’agit d’une très grande salle dont les côtés sont un peu surélevés de telle sorte que le centre de celle-ci forme une fosse où l’on danse serré et face au DJ ; c’est dans cette salle principale que se situe le bar et l’accès au vestiaire et aux toilettes. Le second est une terrasse aménagée en fumoir, on est à l’extérieur mais c’est couvert, pratique en cas d’intempéries. On y trouve de nombreuses tables et c’est l’occasion de boire un verre détente avant de retourner danser. Le troisième est un espace extérieur comprenant une allée dotée d’enceintes, un bar, et une scène exté. Ouvert même l’hiver cet espace permet de respirer en continuant de danser, ce sont souvent les résidents du Pacha qui gèrent les performances musicales de cet espace.

Les plus : On aime les différents spots extérieurs pour danser, chaque enceinte réunissant souvent une trentaine de personnes pour un grand confort de danse et une ambiance plus chaleureuse. On aime la scène extérieure qui permet de varier les plaisirs. On aime les toilettes nombreuses où l’on n’a pas trop à faire la queue même quand la boîte est blindée.

Les moins : On aime pas la salle principale où chacun dispose de 1 m2 pour danser. On aime pas le prix de l’entrée un peu cher pour Buenos Aires – 150 à 200 pesos en fonction de la progra. On aime pas le prix du vestiaire – 40 pesos !

Ma soirée : J’y étais allé pour voir Seth Troxler. Son set a commencé vers 4h mais on était prévenu qu’il ne fallait pas arriver trop tôt donc pas de problème de ce côté là. Troxler commence son set et là c’est l’angoisse. D’une part il s’adapte à la population locale – c’est une bonne chose en soi – et fait un set totalement différent de ce que j’avais  pu entendre de lui auparavant. D’autre part on est dans dans la grande salle, c’est à dire absolument collé contre tout le monde, et dieu sait que le public portègne n’est pas là pour danser mais bien pour chiner. Du coup en tant qu’amateur de musique on se demande vite ce qu’on fait là. Finalement j’ai passé toute ma soirée à écouter un illustre inconnu aux platines de la scène exté, il était habillé comme un mec de la BAC, ou un entraineur sportif – casquette de policier et longue doudoune noire – mais il a délivré un set tech house rondement mené et qui m’a fait danser jusqu’au petit matin.

CLUB : CROBAR

Les infos : Proche du Pacha, le Crobar est également situé dans Palermo, mais un peu plus loin dans les parcs. Tous les vendredi ce club organise la soirée BE TECHNO, comme son nom l’indique les amateurs de musique électronique pointue sont les bienvenus. La salle principale est de taille moyenne et comporte un bar et l’accès au toilettes. Dans cette salle le DJ est surélevé et il y a des loges VIP dans les hauteurs de la salle : c’est haut de plafond et c’est sympa. La terrasse est tout en longueur, elles est faite de parquet mais malheureusement ne comporte pas de DJ booth indépendant. Une enceinte est posée en plein milieu de celle-ci et diffuse un son totalement différent de celui de l’intérieur ; ce mystère n’a pas encore été résolu par notre équipe, à croire qu’un DJ se cache quelque part juste pour diffuser sur cette enceinte, frustrant. Enfin on aperçoit une troisième salle, aussi grande que la première, mais on ne peut pas y rentrer, apparemment c’est VIP.

Les plus : On aime les tarifs honnête – entre 100 et 140 pesos l’entrée. On aime les canapés sur la terrasse. On aime l’enceinte de la terrasse qui passe de la techno quand le son intérieur est décevant. On aime la salle principale bien organisée pour danser.

Les moins : On aime pas la distinction homme / femme pour faire la queue, meilleure solution pour perdre quelques potes en cours de route. On aime pas les bizarreries du timetable. On aime pas les physios expéditifs. On aime pas trop la population un peu jeune.

Ma soirée : Venu pour voir Ellen Alien j’arrive vers 3h30 au Crobar parce que mon before était franchement cool. Sur place on se rend compte qu’ils séparent homme / femme pour l’entrée, c’est relou. Finalement no problem pour mon pote et moi – devant nous les videurs venaient de refuser dix personnes en trente seconde – et c’est notre amie qui galère pour rentrer : à force de négociation et d’insistance elle met en tout et pour tout une demie heure pour être acceptée à l’intérieur. La première track qu’on entend est assez minimale et ça nous plaît, la seconde est complètement commerciale, SAT agresse les oreilles. Et ça pendant quarante minutes, et tout le monde a l’air très content. On comprend pas ce qu’il se passe, on avait même écouté les DJs du warm-up sur soundcloud pour vérifier que c’était sympa et là ça n’a aucun rapport avec ce qu’on avait entendu ! Désespérés on rentre au bout d’une heure, on était vraiment pas venu pour ça. Le lendemain sur le compte d’Ellen Alien on découvre qu’elle est passé à 5h30, soit une petite heure après qu’on parte… Dur.

CLUB : BAHREIN

Les infos : Lavalle 345, Buenos Aires Capital, Subte B « Leandro N. Alem », 100 à 150 pesos (7 à 10e) l’entrée, gratuit jusqu’à 2h en s’inscrivant sur la liste de www.buenosaliens.com.Non loin de l’Obelisco et de la fresque de la bienveillante Evita, en plein Microcentro, le quartier des affaires, se cache une boîte (se dit « boliche ») dans laquelle se réunissent tous les week-end les aficionados de musique électro. Moins bling-bling et commerciale que le Pacha, elle offre une alternative agréable pour pour  passer une excellente soirée en se déhanchant sur de la bonne électro. A savoir : la nuit à Buenos Aires commence assez tard (2h du matin les boîtes commencent à se remplir), cela vaut donc le coup d’arriver un petit plus tard pour profiter d’une ambiance plus chaude.

Les plus : Il y a dans la boîte deux salles deux ambiances : RDC et sous-sol (le sous-sol n’étant pas toujours ouvert, à vérifier sur buenosaliens). Je suis personnellement tombé amoureux du sous-sol qui accueille des djs tech/minimaliste/deep et qui me rappelait les nuits berlinoises. Ici néons au plafond (ressemblance avec le Social Club à Paris), fumée, stroboscope, très bon soundsystem, plafond assez bas et surtout des Argentins survoltés et prêts à faire la fête toute la nuit. Pour ce qui est du RDC je l’ai trouvé plus chic : grands rideaux rouges, hauteur sous plafond et lustres décorent cette salle aux sonorités électroniques tirant parfois vers le R’n’B ou la Trap, un peu too much à mon goût.

Par ailleurs, les verres sont abordables à savoir 60 pesos le vodka redbull (soit 4e), ce qui est plutôt agréable pour pimenter sa soirée en cas de coup de pompe sur les coups de 4h du matin.

Les moins : Les dealers qui fourmillent dans le sous-sol et qui proposent leur service un peu trop ouvertement ainsi que les zombies, fêtards mais un peu oppressants.

Ma soirée : Sorti de prévia (apéro) vers 2h30 du matin j’arrive sur les coups de 3h dans cette rue transformée par la nuit. Elle est loin l’ambiance fourmilière new-yorkaise qui habite cette rue commerçante durant la journée. Face au physio, peu importe mon état d’alcoolémie ni la faible présence féminine dans notre groupe d’amis, un bon point ! Je rentre dans un décor chic et glam qui n’est pas celui auquel je m’attendais. Pourtant, 2 mètres sous terre se cache une ambiance beaucoup plus proche de l’underground berlinois, beaucoup plus proche de ce que je cherche !

Je passe finalement une soirée envoutante à me déhancher avec mes amis sur la rythmique électronique plutôt pointue du Porteño Jose Luis Gabin.

CLUB : LE BLOW

Les infos : Le club se trouve à Palermo « Hollywood », la partie Nord Ouest du vieux Palermo. L’espace est plutôt grand sans être immense : un petit vestiaire, puis le dancefloor, relativement spacieux, un bar sur le côté, et un grand DJ booth en face. Pas de fumoir, ce qui ne pose pas vraiment de problèmes à Buenos Aires ; toilettes un peu petites et délabrées mais la queue n’est pas trop longue. L’adresse : Niceto Vega 5699. Rends toi service et prend un taxi.

Les plus : Un peu de place pour danser, du moins le soir où j’y suis allé, un luxe rare à Buenos Aires où très souvent les clubs sont bondés. Pas besoin de donner des coudes, on peut groover et se déplacer relativement tranquillement.

Les moins : le prix, 200 pesos en prévente, prix normal en France mais très cher ici, et le vestiaire, 40 pesos. Le soundsystem, qui laisse vraiment à désirer, dommage, la musique était bonne.

Ma soirée : Ce soir là, c’est Jeremy Undeground Paris, boss du label (à l’esthétique très années 90) My Love is Undeground, qui occupe la tête d’affiche. Il est censé jouer entre 2h et 3h, on arrive un peu avant 2h, le premier DJ offre une fin de set correcte et je commence doucement à remuer mon arrière train. Jeremy, de son côté, passe ses petites pépites house « old school », la sélection est bonne et bien mixée, ça change de la tech house plate qu’affectionnent les porteños, mais la qualité du son m’empêche d’apprécier pleinement sa performance. L’ambiance générale de la soirée n’est pas non plus particulièrement entrainante ; de toute façon les argentins vont souvent en boite pour chiner plus que pour apprécier la musique. Je reste jusqu’à la fin de son set et m’éclipse alors que le dernier DJ prend le relai…