CLUB : LE REVOLVER UPSTAIRS

Les infos : Le club se situe sur la fameuse Church Street, haut lieu de la vie nocturne melbournienne. Ouvert tout le week-end, la soirée dure 48h mais  personne ne tient plus de 12, d’où son nom : le Revolver.  Upstairs car à peine rentré il faut gravir l’escalier menant au sacro-saint. Tel le fameux couloir du Tresor on entend la musique au loin qui se rapproche et sent la pression monter à chaque marche gravie.

Les plus : Les murs sont décrépis, des tuyaux de cuivre s’entrelacent autour du bar et au plafond donnant un air apocalyptique au lieu. Orné de plus d’œuvres originales de Banksy.

Les moins : Si la tentation d’aller occuper le dancefloor se fait sentir, les canapés jonchant tout l’espace disponible empêche tout déhanchement.

Ma soirée : Après un petit détour par le Lucky Coq pour se sustenter d’une pizza et d’une pinte de Stone & Wood les hostilités peuvent commencer. Enfin, délesté de tout apparat superflue, on arrive à la scène principale où déjà le dj chauffe l’atmosphère avec sa tech-house bien sentie. Mais l’heure n’est pas à la danse car la montée n’est pas seulement physique dans ce lieux où l’eau est reine. Après quelques rencontres fortuites et un tour sur la terrasse les choses sérieuses commencent. Déjà on ouvre la 2e salle, celle où la magie prend place. La foule compacte de clubber fixe d’un regard vide la scène surélevée tout en tapant du pied au rythme effréné de la techno berlinoise. On se trouve, se perd, s’entrevoie, tout va très vite et on se laisse emporter. Les heures défilent sans que rien ne vienne perturber cette plénitude quasi mystique. Puis tout doucement, alors que le soleil se lève, la fatigue arrive. Les jambes sont lourdes, les gestes incontrôlés, le beat salvateur s’éloigne au loin. Heureusement, le vieil aborigène qui squatte la terrasse depuis 21h sort de sa besace un remède ancestral… C’est reparti pour quelques heures mais soudain la fatigue assène le coup final et je sombre dans un des canapés venu à ma rescousse. Soudain une secousse viens me tirer de ma torpeur, j’ai eu le malheur de fermer les yeux et un videur un peu trop zélé me réveille d’une main ferme. Il faut dire que ce lieu a déjà quelques morts sur la conscience.  Les oreilles sifflent, la pluie fait rage, heureusement un taxi s’arrête et nous sauve de la démence alors même que les premiers magasins commencent à ouvrir.