Dans la grande famille de la musique électronique, on a choisi Madame La House pour inaugurer notre nouvelle série A la source.

 

Histoire de famille 

Remontons un peu dans l’arbre généalogique de cette grande dame qu’est la House, elle est la descendante directe de la Disco des années 1970 et de la musique Garage qui s’est développée au début des années 1980 à New York. Le garage c’est quoi ? C’est tout simplement l’évolution de la dance music vers une forme électronique plus percussive, énergique et minimaliste. Pour l’anecdote, c’est au Club New Yorkais le Paradise Garage qu’elle doit son nom.

 

 

 

 

La naissance 

Tout commence à Chicago au courant des années 1980 dans les clubs emblématiques comme le Music Box, le Warehouse ou le Powerplant. Là bas, des dj tels que Frankie Knuckles, Ron Hardy ou Farley Jackmaster Funk innovent en ajoutant quelques percussions et quelques sons électroniques, tirés de boîtes à rythme et de synthétiseurs, aux disques qu’ils jouent habituellement sur leurs platines. Ils vont inspirer toute une génération de jeunes musiciens issus des quartiers pauvres qui se lancent à partir de 1983 dans la composition de maxis au son frénétique et percutant. C’est la naissance de la house music, qui a ainsi été nommée en référence au club dont on a parlé plus haut, le fameux Warehouse.

 

 

Parlons style 

A partir de 1986 la famille House s’agrandit et se diversifie, parmi les nouveaux arrivants on compte la deep-house qui rappelle de manière plus évidente les origines afro-américaines du genre, la hip-house qui se caractérise par l’alliage du phrasé rap et des rythmes house ou encore l’acid-house, un sous-genre qui s’amuse avec les tonalités de la TB 303, un générateur synthétique de basses, qui permet d’atteindre des motifs synthétiques d’une grande puissance hypnotique.

 

 

 

 

L’aura des Anciens

Même si celui qu’on appelait le Godfather de la House, Frankie Knuckles, nous a quitté en 2014, les anciens continuent de nous faire taper du pied. Un des pères fondateurs et spirituels de la house de Chicago, Larry Heard – aka Mr. Fingers – s’est remis à parcourir les festivals du haut de ses 53 ans. Après 7 ans d’absence, il était l’an dernier de retour en France où il s’est produit en live à l’occasion du festival Peacock Society.

 

 

 

Honneur aux femmes 

Où sont les femmes dans tout ça ? Si on connaît tous les rois de la house , il nous reste à découvrir sa reine, et cette-dernière répond au nom de Barbara Tucker. C’est à cette diva de la dance music que l’on doit le fameux « deep, deep inside, deep deep, down inside » du titre Beautiful people, produit par Little Louie Vega. Originaire de Brooklyn, c’est au club newyorkais le Paradise Garage que Barabara Tucker forge sa carrière, elle dont le mantra était « I am house music » fait partie de ces quelques chanteurs qui ont marqué la house music.

 

 

 

Un vent de fraîcheur 

Pas d’inquiétude, la House a de beaux jours devant elle, autant grâce à une poignée de jeunes talents français qui savent réinventer la French Touch (cc les étoiles du label Moonrise Hill Material), qu’à des producteurs européens (Jacques Greene, NYRA, Ponty Mython) qui sortent des sentiers battus et font de vraies propositions originales et éclectiques. Après avoir écouter ces petites pépites vous serez rassurés, promis !

 

 

 

La fiche du  pimpeur 

Parce qu’on vous aime, on vous a résumé ici l’essentiel à retenir pour avoir l’air d’un fin jouisseur de house.

Un nom : Frankie Knuckles

Une date : 1980s

Un lieu : le  Warehouse de Chicago

La signature : les fortes percussions, des motifs rythmiques à l’aspect hypnotique, le tout dynamisés par de courts accords mélodiques et des paroles en forme de slogans.

Le mot du connaisseur : maxi 45 tours. C’est quoi ce truc te demandes-tu ? Radio te dévoile tout. Les artistes de la house ont rarement composé des albums. Dédiée principalement aux dj et aux clubs, la house music a depuis ses débuts été publiée, le plus souvent, sous la forme de maxi 45 tours. Ce que l’on appelle maxi 45 tours, ou plus simplement maxi, c’est ce format de disque vinyle destiné à l’origine aux disc-jockeys, plus communément connus sous le nom de dj.

La vibe actuelle : s’il y a bien un nom dont tu dois te rappeler (ok plutôt 3) c’est celui-ci (ok plutôt ceux-ci) : Moonrise Hill Material, un nouveau label français formé par Folamour, Ethyène, Kaffe Creme et Okwa qui sont les nouveaux princes d’une house poétique et enivrante.

 

Le meilleur pour la fin

Un bref kaléidoscope de ce qui s’est fait dans l’univers de la house c’est 5O dernières années.

Belle écoute les radieux !