Ponctuelle.001 David Bowie

Bowie, l’extraterrestre

Une semaine après le décès de Bowie, nous consacrons une édition spéciale à cet artiste, dont la musique, le style et l’extravagance auront marqué plusieurs générations.

Au bout de 50 ans d’une Space Oddity, David Bowie s’est éteint.
L’attitude du Britannique tant apprécié de ses contemporains aura marqué l’histoire de la musique par ses postures, une attitude qui lui appartient, et son univers musical plein d’innovations.

Sa musique

Bowie termine sa vie sur un dernier album explosif, « Blackstar », comme l’accomplissement de toute une époque. Preuve de l’engouement que Bowie suscitait, ses proches et d’autres avaient organisé une représentation musicale dans un petit théâtre New Yorkais pour rendre hommage à cette sortie.
Il a certes été une icône majeure de la pop et du Rock, mais il s’est aussi imposé dans d’autres styles comme la musique électronique, notamment avec son album de 1997 « Earthling ».

Son style

Bowie créait son style, une technique de chant unique passant du murmure au cri.
A la fois adapté à son temps et le faisant sien, ses apparitions sur scènes ne pouvaient se passer d’une excentricité vestimentaire et physique. Comme beaucoup le savent, Bowie se créa même durant une longue période une image au travers du travestissement. Tous ces styles feront à jamais partie de ce personnage complexe.

Ses œuvres

Après un premier album non accompli, Bowie sort «Space Oddity» qui le fera connaître au monde entier. Utilisé par la BBC pour les premiers pas d’Armstrong sur la Lune, il signe ainsi son entrée dans la cour des grands.
Avec Ziggy Stardust, David Bowie se crée un double et cultive son goût pour la théâtralisation et le travestissement. Inspiré par Vince Taylor, Ziggy est un esprit dérangé et extravagant qui devient un personnage dans lequel Bowie se complait sur scène mais aussi en dehors. Starman, une des chansons phare de l’album influença une génération d’artiste bouleversée par la mise en scène et la musicalité de la prestation.

Aladdin Sane, chanson de l’album éponyme est le fruit d’une collaboration avec le pianiste jazzman Mike Garson, et son ami d’enfance Mick Ronson et est à l’image de l’album : une base musicale et une rythmique très rock sur laquelle le piano se ballade et n’hésite pas à cultiver les dissonances, avant de toujours retomber sur ses pieds.
Wild is the Wind est une reprise d’un classique blues qui avait déjà magnifiquement inspiré Nina Simone. Tiré de l’album Station to Station, sûrement un de ses plus abouti, Bowie nous offre une mélopée aérienne et poétique.

Après une descente aux enfers à Los Angeles, Bowie s’isole à Berlin pour composer une trilogie dans laquelle il se réinvente une nouvelle fois. Composée de l’album «Heroes», «Low» et «Lodger», Bowie s’essaie à des sons plus cosmiques mais tout aussi virtuoses. Subterraneans, tiré de son album le moins commercial, Low, est une parfaite transition entre Heroes, très aérien et Lodgers plus influencé par des sons africains.
«Scary Monsters» est le dernier succès de Bowie avant sa traversé du désert dand les années 80. Toujours accompagné de sa mise en scène loufoque, inspiré du mime qu’il pratiqua dans sa jeunesse, il nous offre avec Ashes to Ashes une performance vocale et musicale de grande qualité.

Nous finirons cette émission par son dernier chef d’œuvre, Blackstar, tiré de son album éponyme sorti comme une révérence 2 jours avant sa mort. L’album, construit de la même manière que «Station to Station» avec une musique d’introduction de 10 min puis 6 autres chansons, est le fruit de la collaboration entre Bowie et des artistes de Jazz expérimental New-Yorkais.

Le résultat est saisissant et boucle la boucle, Bowie se réinvente une dernière fois et nous offre un saut de l’ange vers la postérité.